Les arnaques au président font de nouveau des ravages : PME

Alors que l’Office Central pour la Répression de la Grande Délinquance Financière (OCRDGF) avait constaté une baisse de ce type d’arnaques entre l’année 2015 et l’année 2016, il semblerait que ce phénomène revienne en force cette année. Cette hausse n’est pas due à une mauvaise sensibilisation, mais bel et bien au choix d’une nouvelle cible de la part des fraudeurs. Pour les PME, l’année 2017 sera celle où les arnaques au président se sont installées et ont fait beaucoup de dégâts.

Lorsque l’on se penche de plus près sur le monde de l’entreprise, on remarque que la toute première tentative de fraude est la FOVI, connu également sous le nom de « faux ordres de virements » et sous le nom familier d’« arnaques au président ». Le principe de cette fraude est plutôt simple et implique qu’une entreprise doit faire un virement en urgence d’une somme d’argent importante afin de financer une opération confidentielle et de la plus haute importance.

Mettre en place une telle arnaque n’est pas si simple qu’il n’y parait. Le fraudeur doit notamment avoir une connaissance précise de l’entreprise qu’il cible et il doit être incollable sur son organisation et ses différents dirigeant. Une grande partie des informations sont récoltées grâce aux réseaux sociaux, aussi bien personnel, comme Facebook, ou bien professionnel, comme le maître en la matière Linkedin. Pour pouvoir mener à bien leurs projets, les arnaqueurs arriveront également à dénicher des documents relatifs à l’entreprise comme par exemple des procès-verbaux d’assemblée, des lettres d’informations internet ou bien encore des messages qui auraient pu être émis par les dirigeants.

Une fois que les fraudeurs ont toutes les informations qu’ils nécessitent en leur possession, il leur suffit de cibler l’interlocuteur par qui faire passer cette arnaque. Afin que tout se déroule comme ils le souhaitent et qu’ils obtiennent les résultats recherchés, les arnaqueurs se feront passer pour l’un des dirigeants de l’entreprise. Cette façon de faire a d’ailleurs octroyé le surnom « d’arnaque au président » à cette technique peu scrupuleuse. Concrètement, si vous faites face à une FOVI et que vous êtes la cible des pirates, vous allez recevoir un appel ou un message de votre dirigeant. Ce dernier ne manquera pas de vous mentionner le caractère ultra-confidentiel de cet appel et de ce qu’il va vous demander. Il vous précisera également que cette demande est d’une importance clef et particulièrement urgente. Si vous ne donnez pas suite à cet appel, il n’est pas impossible, au contraire, que le pirate vous relance en se montrant particulièrement insistant et en mettant différentes techniques à profit dans l’unique but de gagner votre confiance. Il se servira notamment de toutes les informations qu’il aura réussi à récolter préalablement sur l’entreprise et les personnes qui y évoluent. Les sommes demandées sont généralement situées entre 100 000 euros et 2 millions d’euros. Toutefois, pour pouvoir atteindre des plus petites structures, les arnaqueurs ont revu leur prétention et essayent désormais de soutirer des montants moins importants que ceux qu’ils s’étaient fixés au départ.
Pour en savoir  plus:

 

https://www.ledecodeur.ch/2018/01/29/arnaques-president-de-nouveau-ravages-pme/

 

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